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Dimanche 15 novembre 2009 7 15 /11 /Nov /2009 14:30
A croire que la moto porte malheur aux artistes.

Piere Bottero, décédé d'un accident de moto le 8 novembre, n'était certes pas aussi connu que Coluche, mais était tout de même un auteur de fantasy pour la jeunesse avec un certain succès, et prolifique : quatre trilogies qui se sont vendues à 1,5 million d'exemplaires, et plusieurs romans.

Ses livres sont plutôt adressés à des très jeunes (le fait qu'il ait été instituteur ne doit pas y être étranger), mais les critiques sont assez unanimes pour que j'aie envie de le lire et de le suggérer aux amateurs.

Son éditeur, Rageot, publiera "Les Ames croisées" et "Le Chant du Troll".

Dans sa bibliographie, figurent donc plusieurs trilogies d'heroïc-fantasy : "Le Pacte des Marchombres", "La Quête d'Ewilan", "Les mondes d'Ewilan", "L'Autre", et plusieurs monographies pour la jeunesse, plus réalistes : "Le Garçon qui voulait courir vite", "Le Voleur de chouchous", "Zouk", "Tour B2 mon amour"... Des textes qu'il pourrait être intéressant d'intégrer et de valoriser dans un fonds jeunesse, ou dans un CDI pour des 6e-5e.

Une liste plus complète figure sur le site de la librairie Mollat, par exemple.


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Mercredi 11 novembre 2009 3 11 /11 /Nov /2009 19:10
En France, le livre est un des rares produits où le prix est directement apposé sur l'article, soit en tous chiffres soit avec un code alphabétique, prix que doivent respecter les vendeurs.

Avant 1979, les prix étaient notés sur les ouvrages comme références, un "prix conseillé", mais l'éditeur pouvait fixer tout de même son prix. Cela permettait par exemple à la FNAC, à sa création en 1973, de vendre les livres 20% moins cher. Puis vint l'arrêté Monory, qui instaura le "prix net" : le vendeur était totalement libre de fixer son prix, sans aucune référence, jusqu'en 1981.

Si ce prix libre pouvait bénéficier aux gros vendeurs, il ne profitait pas à tout le monde, en particulier aux éditeurs. Si la situation était restée ainsi, cela aurait pu entraîner un gros scénario catastrophe : une surenchère à coup de diminution de prix et de remises sur les plus gros succès, alors que ceux à petit succès seraient restés plus chers. Tous les libraires ne pouvant suivre cette tendance face aux grosses chaînes (et dans ce domaine on ne peut chercher une meilleure qualité du produit comme pour l'alimentaire), les plus petits auraient progressivement disparu. De même pour les éditeurs, qui auraient dù se soumettre aux vendeurs en étant obligés d'accepter des remises. Là aussi, les plus fragiles n'auraient pu tenir. Et enfin, en début de chaîne, seuls les ouvrages ayant le plus de chances d'être best-sellers seraient édités, pour faire le profit maximal : donc, appauvrissement de l'offre éditoriale, les premiers à en souffrir étant les livres de sciences humaines, les petits tirages, et les premiers romans. Donc, au final, un appauvrissement de la culture. Et dans tout cela, le consommateur serait perdu dans ce manque de transparence sur les prix (Mais cela est à vrai dire assez habituel dans notre société)...  (voir François ROUET, Le livre, mutations d’une industrie culturelle, La Documentation Française, Paris, 2000)

En 1981 donc, le syndicat national de l'édition réussit à demander une loi, portée par le ministre de la culture de l'époque, Jack Lang. La loi impose donc aux distributeurs de respecter le prix indiqué sur le livre, fixé par l'éditeur ou l'importateur, avec une possibilité de remise maximum de 5% tout de même (notamment pour les enseignants). Des remises peuvent éventuellement être accordées au libraire, de 25 à 40%, mais pas au client. Les livres soldés, ou une baisse de prix plus grande peut être faite à la vente, sont aussi clairement définis :  Si le livre que vous cherchez a plus de deux ans et qu'il n'a pas été réimprimé depuis plus de six mois, vous pouvez envisager de faire des économies.

Pour les collectivités (comme les bibliothèques), c'était un peu différent : une remise supérieure à 5% leur était accordée (cela se faisait aux alentours de 15% en général). Et encore, seulement selon les "besoins de fonctionnement propres" : si par exemple une bibliothèque était spécialisée sur un domaine particulier, comme les BU en droit par exemple, seuls les ouvrages de droit sont concernés, les autres ne peuvent être vendus en-dessous de 5% de remise.  Jusqu'en 2003, avec l'arrivée de la loi sur le droit de prêt (qui sera l'objet d'un autre article).

Il faut savoir au final que le prix unique a subi de nombreuses attaques, car évidemment cela ne plaît pas à tout le monde... Dès le début, des grandes surfaces ont refusé de l'appliquer, et devant l'inefficacité des sanctions civiles, des sanctions pénales furent mises en place par décret, qui a fait l'objet d'un recours au conseil d'Etat. La dernière attaque a eu lieu en 2008, où la légitimité de la loi Lang a failli revenir en débat.

Pour terminer de parler d'argent, je vais juste préciser que la TVA sur un livre est de 5,5%, et de 2,1% sur un journal. Les disques et DVD sont, eux, à 19,6%. Avec toutes ces infos, vous pourrez maintenant mieux vous en sortir dans la jungle des parutions...

Pour bien plus de détails, vous pouvez vous reporter sur ce document élaboré par la DLL, en 1995 : http://www.culture.gouv.fr/culture/dll/prix-livre/intro.htm
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Jeudi 5 novembre 2009 4 05 /11 /Nov /2009 00:00
(Mes titres sont toujours aussi peu réussis. Bref.)

Pour faire fonctionner cette énorme machine culturelle, les bibliothécaires ne sont pas seuls. D'autres organismes gérés par l'Etat travaillent avec les bibliothèques, spécialisés dans des tâches particulières.

On peut les catégoriser en trois branches : les organismes interministériels, ceux sous tutelle du ministère de l'enseignement supérieur (MESR), et ceux sous tutelle du ministère de la culture (MCC).

L'organisme interministériel

Oui, parce qu'en fait il n'y en a qu'un : l'Inspection Générale des Bibliothèques (IGB). Il fut créé en 1822 très exactement, avec comme rôle originel le contrôle des bibliothèques publiques constituées par les confiscations révolutionnaires. Actuellement, il assure un service de contrôle et de conseil, sous l'autorité du MESR, mais il peut être mis à disposition d'autres m!inistères comme celui de la Culture. En gros, ils agissent comme les inspecteurs dans l'Education Nationale : contrôle et évaluation des bibliothèques universitaires et des autres bibliothèques, et conseil aux bibliothécaires pour les aider à mener à bien leur mission. Et là aussi comme dans l'EN, les inspecteurs participent aussi au recrutement, en assurant la précidence des jurys de concours. Ils conduisent aussi annuellement des missions d'étude.

Le doyen de l'IGB est actuellement Daniel RENOULT.

http://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/pid20150/inspection-generale-des-bibliotheques-i.g.b.html

Ah, et si vous préparez actuellement un concours des bibliothèques, jetez-vous sur les rapports de jury, c'est incontournable...

Les organismes dépendant du MESR

- L'ABES : L'Agence Bibliographique de l'Enseignement Supérieur a été créée initialement en 1994 pour mettre en oeuvre le SUDOC, un catalogue collectif de toutes les bibliothèques d'Enseignement Supérieur, pour favoriser la mutualisation. Depuis, elle s'est diversifiée avec d'autres domaines, toujours au service de ces bibliothèques : le périodique Arabesques (trimestriel diffusé depuis 1996), le projet de thèses électroniques STAR en 2006, l'acquisition de ressources électroniques, le catalogue CALAMES des manuscrits de l'Enseignement Supérieur en 2007, et le réseau "Prêt Entre Bibliothèques".

http://www.abes.fr/abes/index.html

- L'ANRT : L'Atelier National de Reproduction des Thèses a été créé en 1971 à Lille. Son travail initial était la reproduction des thèses d'Etat en Lettres. Il est maintenant plus diversifié, en fournissant gratuitement des versions numérisées des thèses de différentes matières aux bibliothèques universitaires, et différents services. Il participe notamment au projet STAR.

http://www.anrtheses.com.fr/

- Le CINES : Basé à Montpellier, c'est surtout un ordinateur géant permettant des calculs de haute performance, pour les enseignants-chercheurs. Mais une partie de ses ressources est allouée à l'archivage pérenne de documents électroniques. Il participe donc au projet STAR, avec ses capacités de gestion de plus de 40 Téra-octets de données.

http://www.cines.fr/

- Le CTLes : Au service uniquement des bibliothèques de l'enseignement supérieur de l'Ile de France, le Centre Technique du Livre de l'enseignement supérieur fut créé en 1994 à Bussy Saint-Georges. Il s'agit d'une réserve géante de livres, fourni par des dons, des dépôts, ou permettant du stockage temporaire. Il possède notamment des conditions de conservation optimales, et une capacité de stockage de 72 kilomètres linéaires, soit 3 millions de volumes. 52 km sont actuellement occupés, avec un rythme d'augmentation de 4km par an (Faudra bientôt penser à agrandir...).

http://www.ctles.fr/


- L'INIST : L'INstitut de l'Information Scientifique et Technique est en fait le service de documentation du CNRS, créé en 1988 à Vandoeuvre-lès-Nancy, avec des origines remontant à 1939. Il gère notamment deux bases de données : PASCAL pour les sciences depuis 1971, et FRANCIS pour les lettres et sciences humaines depuis 1978.

http://www.inist.fr/

- A cette longue liste vient s'ajouter les établissements de formation : Les Centres Régionaux de Formation aux Carrières des Bibliothèques (CRFCB), 12 au total, préparent aux concours de la fonction publique et proposent une formation continue aux bibliothécaires (http://www.sup.adc.education.fr/bib/info/format/cfcbld.htm). Les Unités Régionales de Formation à l'Information Scientifique (URFIST), au nombre de 7, fournissent une formation, une communication, une veille et une recherche assez pointues dans le domaine de l'information (http://www.sup.adc.education.fr/bib/Info/Format/Urfist/presur/presur.htm). L'Ecole Nationale Supérieure des Sciences de l'Information et des Bibliothèques (ENSSIB), basée à Villeurbanne, forme les cadres des bibliothèques ayant réussi les concours et développe la recherche en sciences de l'information (http://www.enssib.fr/). Enfin, l'Ecole Nationale des Chartes, à la Sorbonne, fournit une formation professionnelle des conservateurs responsables du patrimoine, archivistes et bibliothécaires (http://www.enc.sorbonne.fr/).

Pour ce qui dépend du Ministère de la Culture, je n'ai pas encore de données malheureusement. Une suite arrivera donc plus tard, quand j'aurais plus d'informations ! En espérant vous avoir un peu plus éclairé sur le fonctionnement des bibliothèques...
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Lundi 2 novembre 2009 1 02 /11 /Nov /2009 10:15
Vous devez vous en douter, une bibliothèque ça pousse pas miraculeusement dans les villes, sans racines solides. En tant qu'établissement public, elle dépend de plusieurs institutions, et s'appuie sur des organismes parallèles pour fonctionner correctement.

Au commencement, il y a les ministères. Les bibliothèques publiques (il y a des bibliothèques associatives, ou privées) sont gérées au sommet par eux. Si un grand nombre de ministères gère des bibliothèques (le ministère de l'Agriculture pour les CDI des lycées agricoles, celui de la Santé pour les bibliothèques d'hôpitaux, celui de l'Intérieur pour les bibliothèques au sein des prisons...), le plus grand nombre des établissements est détenu par trois grands ministères : la Culture, l'Enseignement Supérieur, et l'Education Nationale (ces deux derniers étant distincts depuis Mai 2007 , déjà que la Culture s'est séparée de l'EN en 1993...). Ensuite, chaque ministère possède des services déconcentrés, qui le représentent et relaient ses décisions.

Voyons l'organisation de chaque ministère l'un après l'autre, ce sera plus simple...

1) Le Ministère de la culture et communication


http://www.culture.gouv.fr/

Lorsque je pense aux bibliothèques, c'est le premier que j'envisage. Il gère la lecture publique, donc les bibliothèques territoriales.

Au sein des directions de ce ministère, se trouve la Direction des Archives de France (qui peut en intéresser certains), mais surtout la Direction du Livre et le la Lecture (DLL), qui a rôle d'évaluation et de réglementation dans son domaine. http://www.culture.gouv.fr/culture/dll/dll98.htm

Elle a tutelle sur la BnF, la BPI, et la CNL.

Si la politique de lecture publique est gérée par cette direction ministérielle, les structures des bibliothèques sont, elles, gérées par les collectivités dont elles dépendent, en s'appuyant sur les DRAC, services déconcentrés du ministère, dont elles dépendent. http://www.culture.gouv.fr/nav/index-regions.html

Les collectivités gèrent donc les moyens humains, matériels et financiers des bibliothèques.

Le ministères est sous la direction de Frédéric MITTERRAND.

2) Le Ministère de l'Education Nationale

http://www.education.gouv.fr/


Tout ce qui concerne les établissements scolaires sont sous sa juridiction, y compris donc les bibliothèques scolaires : CDI, et BCD. Les financements sont liés au budget de l'établissement et sa politique documentaire est en cohérence avec la politique éducative de ce dernier (qui se fait elle-même selon les besoins locaux, les consignes du rectorat, et les objectifs nationaux). Les personnels sont des enseignants titulaires, contrôlés par les inspecteurs de l'Education Nationale.

Les CDI et BCD sont liés à un grand réseau, le CNDP (qui évolue en réseau SCEREN), qui fournit des services directement aux centres de documentation, et des ressources éducatives pour tous les enseignants. http://www.cndp.fr/accueil.htm

A noter que si les CDI sont reconnus par l'Etat (le témoignage le plus récent est la loi d'orientation de 1991, "aucun établissement scolaire ne sera ouvert sans être pourvu d'un CDI"), les SCD ne le sont pas, et les personnels sont bien souvent des bénévoles, notamment parmi les parents d'élèves.

Depuis août 2009, le ministre est Luc CHATEL.

3) Le Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche

http://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/

Il a deux grandes directions : la DGESIP, correspondant à un pôle Enseignement, et la DGRI, équivalant à un pôle Recherche. Ils ont en commun un grand service, "coordination stratégique et territoires", divisé en quatre missions, où se trouve la Mission de l'Information Scientifique et Technique et Réseau Documentaire (MISTRD), qui concerne spécifiquement les bibliothèques universitaires (http://www.sup.adc.education.fr/bib/).

Elles étaient gérées avant par la Sous-Direction des Bibliothèques à l'Information Scientifique (SDBIS), qui n'existe plus. Le chef de mission de la MISTRD est Michel MARIANT, qui dirigeait avant la SDBIS.

La MISTRD est chargée d'élaborer la politique nationale en matière d'information scientifique et technique, et de contrôler sa mise en oeuvre. Depuis la décentralisation, la politique documentaire est gérée par les universités, et l'Etat subventionne à au moins 80% en vérifiant l'utilisation de ces crédits.

Dans sa dimension "Information Scientifique et Technique", les bibliothèques d'Etat regroupent l'ensemble des informations produites par la recherche et nécessaires à l'activité scientifique comme à l'industrie.

Depuis 2009, le MESR est aussi chargé de l'organisation des concours des bibliothèques d'Etat.

Le personnel est géré par la DGRH, service commun à l'Education Nationale et à l'Enseignement Supérieur.

La ministre en est Valérie PECRESSE.


Voilà, j'espère que ce petit tour d'horizon est assez complet... N'hésitez pas à préciser si vous avez des précisions à ajouter !
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Lundi 26 octobre 2009 1 26 /10 /Oct /2009 13:59
Champollion était fasciné par les hiéroglyphes. Les jeunes adorent le SMS. Les informaticiens ont leur propre langage. Dans les administrations aussi, il y a des codes, des graphies particulières, que les fonctionnaires vénèrent et sur lesquels des cryptologues ont perdu la raison : les divers sigles et acronymes qui ponctuent l'organisation des services.

Après trois ans dans l'Education Nationale, j'ai pu être initié aux arcanes de cette langue. Le monde des bibliothèques n'est pas en reste. Je vais donc tâcher de vous livrer régulièrement ce que j'ai pu déchiffrer, ça peut être utile... Mais ne révélez pas où vous avez acquis ces connaissances, les gardiens de ces secrets pourraient me pister...

ABES : Agence Bibliographique de l'Enseignement Supérieur. Elle a été créée en 1994 pour mettre en oeuvre le SUDOC. En 2002, elle se diversifie avec le système STAR pour les thèses électroniques, et l'achat de ressources électroniques. Elle gère aussi le CALAMES, catalogue de manuscrits, et le réseau PEB. Elle fonctionne avec un conseil d'administration, composé de 4 membres de droits, de 5 personnes nommées et de 3 représentants élus. Son directeur en octobre 2009 est Raymond BERARD. www.abes.fr

ADACES : Association pour le Développement des Activités Culturelles dans les Etablissements Scolaires. Formée de pédagogues de l'INRP, de bibliothécaires de "La Joie par les livres" et de représentants de terrain, elle mena notamment la création des BCD, avec l'aide de l'Etat.

ADBU : Association des Directeurs de Bibliothèques Universitaires. Créée en 1974, elle a pour objectif d'aider à une réflexion globale, à la coordination des politiques des différentes BU, et à une mise en réseau. Son président est membre de droit de l'AURA. Il s'agit, au 23 octobre 2008, d'Albert POIROT. www.adbu.fr

ANRT : Atelier National de Reproduction des Thèses. Créé en 1971 et basé à Lille, son rôle initial est de reproduire les thèses d'Etat en Lettres, à la demande des auteurs, et contre rémunération. En 1983, elle change d'objectif et fait cette reproduction sur microfiches, pour une diffusion gratuite aux bibliothèques universitaires. Elle se diversifie aussi dans ses thématiques, avec les Sciences Humaines, les Arts et le Droit. Elle se met à la numérisation en 1996, puis participe au projet STAR de l'ABES. Ses services actuels sont donc l'édition de thèses sur papier et sur microfiches, la reproduction de thèses à la demande de l'auteur et à des fins privées (contrairement à leur édition),  mais aussi la reproduction de thèses à la demande d'éditeurs, la réédition d'ouvrages épuisés, et la numérisation de livres anciens ou précieux. http://www.anrtheses.com.fr/

AREU-ABES : voir AURA.

AURA : Association du Réseau des établissements Utilisateurs de l'ABES (apparemment, ils ont pris des libertés pour former un acronyme, il faut prendre les lettres à l'envers...). Cette association regroupe les établissements utilisant les services de l'ABES, en particulier le SUDOC. Avant la phase opérationnelle de ce catalogue en 2001, trois associations étaient formés selon les trois catalogues majoritaires : BN-OPALE, SIBIL-France, et OCLC. Une nouvelle association suivant ce nouveau catalogue s'est donc formée en 2002, originellement baptisée AREU-ABES. Elle a pour rôle d'assurer le dialogue entre l'ABES et ses utilisateurs, contribuer à la réflexion de l'ABES et relayant les évaluation et les avis, et participer à la promotion de l'ABES à l'étranger. Depuis juin 2008, sa présidente est Christine GIRARD. http://aura.bu.univ-paris5.fr/

BBF : Bulletin des Bibliothèques de France. Périodique créé en 1956 et succédant à deux publications, le Bulletin d'Informations de la Direction des Bibliothèques de France et le Bulletin d'informations bibliographiques. A l'origine orienté vers les informations officielles et le partage de notices bibliographiques, il change de ligne rédactionnelle en 1984 après un arrêt de 2 ans, s'orientant vers un contenu plus réflexif. Les services du BBF se situent à l'ENSSIB de Villeurbanne (qui dirige la rédaction et l'administration depuis 1991) depuis septembre 2009. Mensuel auparavant, il est bimensuel depuis 1982, et en version numérique depuis 1995 (d'abord en PDF, puis en XML). Le rédacteur en chef depuis 2009 est Yves DESRICHARD. http://bbf.enssib.fr/

BCD : Bibliothèque et Centre de Documentation. C'est le penchant des CDI pour l'école primaire, avec les mêmes finalités et le même fonctionnement. Concept initié par l'ADACES, Il a commencé à être mis en oeuvre vers 1975 pour amener le livre vers les enfants dès leur plus jeune âge. Les BCD n'ont malheureusement toujours pas de véritable statut, et sont le plus souvent animées par les instituteurs ou des bénévoles comme les parents d'élèves. Quelques détails dans un historique paru en 1986 dans le BBF (tome 31, n°1), et dans l'extrait d'un dossier du périodique Les Actes de lecture, n°96, décembre 2006, en ligne sur www.lecture.org (en PDF).  

BDP : Bibliothèque Départementale de Prêt. Depuis leur création à partir de 1945, elles sont chargées d'alimenter les collections d'une partie des bibliothèques publiques et de mettre en oeuvre la politique de développement de la lecture publique des conseils généraux. Elles ne sont pas directement ouvertes au public. Ce sont également des lieux de formation, de conseil aux élus, d'accompagnement de projets, d'organisation d'actions culturelles à l'échelle d'un département. Il y en a actuellement 96 sur toute la France, sauf en Ile de France, l'urbanisation de cette zone ne nécessitant pas une BDP. http://www.adbdp.asso.fr/spip.php?rubrique3.

Ce sera tout pour le moment, mais ça ne s'arrêtera pas là. Quand je fais des recherches sur un sigle, j'en déniche trois autres... D'autres définitions bientôt.
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